Le dernier cycle de négociations entre l’Ukraine, la Russie et les États-Unis à Genève s’est achevé sans percée; le statut du Donbass reste le principal point de discorde. Pendant un jour et demi, les délégations ont débattu à huis clos des conditions d’un cessez-le-feu.
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La rencontre a été ouverte par le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis. Les délégations se sont ensuite réunies de manière confidentielle. Le chef de la délégation ukrainienne, Kyrylo Boudanov, a parlé de « discussions difficiles mais importantes », tandis que son homologue russe, Vladimir Medinski, a qualifié les contacts de « professionnels ». La deuxième journée de négociations s’est terminée au bout d’environ deux heures.
Le président Volodymyr Zelensky, qui n’a pas participé personnellement, a déclaré à Kiev qu’un large accord existait sur la surveillance d’un éventuel cessez-le-feu. Celle-ci devrait se faire avec la participation des États-Unis. Il ne s’est pas exprimé sur le déploiement de troupes européennes de maintien de la paix, réclamé par Kiev.
Aucun progrès substantiel n’a été réalisé sur les questions centrales. Moscou exige le contrôle total du Donbass, y compris les quelque 20 % de la région de Donetsk qui restent sous contrôle ukrainien. Pour Kiev, renoncer à ce territoire est inacceptable pour des raisons de stratégie militaire. Le fonctionnement de la centrale nucléaire de Zaporijjia reste également controversé.
Avant les pourparlers, la Russie avait en outre exigé la reconnaissance en droit international de l’appartenance du Donbass à la Fédération de Russie. Kiev rejette catégoriquement cette demande. Zelensky a de nouveau évoqué une rencontre personnelle avec le président Vladimir Poutine et proposé Genève comme lieu de sommet. Le Kremlin s’est jusqu’à présent montré réservé.
Peu avant le début des discussions, la Russie avait de nouveau frappé l’Ukraine par une vaste attaque de drones et de missiles. Un nouveau cycle de négociations devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.