Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) convoque l’ambassadeur d’Israël à Berne, après que l’État d’Israël a annoncé son intention d’introduire la peine de mort pour les homicides « à motivation terroriste ».
Le département des affaires étrangères confirme ainsi sa position de rejet et réaffirme, selon le rapport, que la Suisse refuse la peine de mort « dans le monde entier et en toutes circonstances », celle-ci étant incompatible avec le droit à la vie et la dignité humaine. La Suisse avait déjà fait connaître sa position publiquement ainsi que de manière bilatérale à Israël. Une intervention a en outre été menée par le diplomate suisse Tim Enderlin, chef de la Division Paix et droits de l’homme. L’entretien à venir avec l’ambassadeur Tibor Schlosser doit désormais réaffirmer directement cette position.
Jean-Christophe Bott/Keystone
L’élément déclencheur est une décision du Parlement israélien prévoyant la peine de mort pour certaines infractions, pour autant qu’elles soient qualifiées de « motivées par le terrorisme ». Selon des observateurs, cette mesure devrait en pratique concerner principalement des auteurs palestiniens.
Selon un rapport du Tages-Anzeiger, le gouvernement fédéral à Berne exprime dans ce contexte des préoccupations supplémentaires quant à un risque possible de traitement inégal. La Suisse souligne qu’elle rejette toute forme de discrimination et exige le respect des engagements internationaux, en particulier l’égalité de traitement devant la loi.
Cette convocation diplomatique est considérée comme une protestation formelle et souligne les tensions autour de la question des droits humains. Il reste ouvert de savoir si cette intervention aura des effets concrets sur la législation israélienne.