Dans le conflit sur la transparence des contrats de vaccins d'une valeur de plusieurs milliards, le Tribunal de l'Union Européenne a décidé que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit divulguer ses messages texte avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla. Ainsi, les juges ont accédé à la plainte du New York Times, qui avait insisté sur la divulgation des communications entre janvier 2021 et mai 2022.
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Au cœur de la procédure se trouve un accord de vaccin du printemps 2021 portant sur jusqu'à 1,8 milliard de doses de vaccin contre le coronavirus, d'une valeur estimée à 35 milliards d'euros. Selon le New York Times, le lien direct entre von der Leyen et Bourla a joué un rôle décisif dans la conclusion du contrat. Cependant, la Commission a déclaré ne pas posséder de tels messages – une argumentation que le tribunal a rejetée comme non plausible.
Les juges ont rappelé le règlement de l'UE sur l'accès aux documents et ont souligné que le public a généralement le droit de consulter. La Commission n'a ni clairement expliqué comment et où elle avait cherché les messages, ni clarifié si ces derniers avaient été supprimés ou si les appareils avaient été échangés. Le fait que les messages aient été jugés non dignes d'être conservés a été qualifié par le tribunal d'incompréhensible.
Le jugement n'est pas encore définitif.