Plus de 500 Afghans tentent de faire appliquer leur admission en Allemagne par voie judiciaire. Comme le rapporte le journal Welt, 501 recours sont actuellement en instance contre des promesses d’admission révoquées par l’Office fédéral pour la migration et les réfugiés (Bamf).
Julian Stratenschulte/DPA/Keystone
Le gouvernement fédéral entend, malgré cette vague de recours, maintenir sa pratique. Un changement n’est « pas envisagé », indique la réponse. La grande coalition noire-rouge avait mis fin aux programmes d’admission pour les Afghans en mai. Depuis, de nombreuses personnes concernées tentent, notamment avec le soutien de l’ONG « Kabul Luftbrücke », de faire valoir en justice leur droit d’entrer dans le pays.
Début septembre, le tribunal administratif supérieur de Berlin-Brandebourg a décidé que le gouvernement pouvait révoquer les promesses d’admission pour les Afghans inscrits sur la soi-disant liste des droits humains ainsi que dans le programme transitoire. La liste des droits humains comprend des personnes particulièrement menacées, comme des artistes, des journalistes ou des juges. Le programme transitoire a été lancé en 2022. Près de la moitié des 2308 Afghans vivant au Pakistan et disposant d’une promesse d’admission ne sont ainsi plus autorisés à entrer.
La porte-parole de la gauche (Die Linke) chargée des questions relatives aux réfugiés, Clara Bünger, a qualifié de « minable » le fait que les personnes concernées doivent faire valoir en justice leur admission. Elle a déclaré: « Je ne peux pas croire que le gouvernement veuille livrer à la voracité des talibans ces personnes à qui une admission avait été fermement promise. »