Le FDP et son président Thierry Burkart ont déclaré la guerre à l'expansion incessante du personnel de l'État. Un quart des employés travaillent aujourd'hui dans le secteur public, selon Burkart. Et il continue : L'administration croît, chaque année 450 nouveaux postes sont créés, a-t-il averti lors de l'assemblée des délégués. Selon les libéraux, cette frénésie réglementaire pèse chaque année sur les PME à hauteur de 6 milliards de francs.
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La prolifération de l'État est en effet un gros problème - et chez les libéraux, une sorte de classique. Mais ce disque est depuis longtemps rayé : Les libéraux montent ce sujet presque aussi longtemps qu'ils existent - et pourtant, l'administration continue de croître vigoureusement. Entre les déclarations d'intention et le démantèlement concret, il y a un grand pas. Et le FDP n'a pas été très réussi dans sa mission.
Ainsi, le parti a même lancé une initiative sur le sujet, mais a dû interrompre l'exercice en 2012, car - embarrassant, embarrassant - ils n'ont pas réussi à recueillir les signatures. Le conseiller aux États appenzellien Andrea Caroni a essayé plus tard via des interventions au parlement. Il a obtenu un rapport du Conseil fédéral et ensuite quelques petits changements. Ce sont des bagatelles comparées à l'avalanche législative démesurée qui fond sur les entreprises et la population année après année.
Si le FDP est réellement sérieux cette fois dans son combat contre les réglementations et l'expansion de l'État, il doit logiquement rejeter sans hésitation le traité de soumission négocié par son conseiller fédéral avec l'UE. Car ce paquet indigestible est un monstrueux bureaucratique.