La destitution de la journaliste Julia Ruhs par Norddeutscher Rundfunk (NDR) continue de provoquer des tensions politiques. Le secrétaire général de la CDU, Carsten Linnemann, a qualifié sur le canal Welt TV ce geste de «point bas de la culture du débat en Allemagne» et a demandé le gel de la redevance audiovisuelle au niveau actuel de 18,36 euros. Cela devrait exercer une pression en vue d'imposer des réformes longtemps attendues dans l'audiovisuel public.
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«Si tout ce qui ne plaît pas est diffamé comme étant de droite, la diversité d’opinion ne fonctionne pas», a critiqué Linnemann. La décision de retirer Ruhs du format NDR «Klar» a été interprétée par lui comme un signal fatal: «Que, dans l’audiovisuel public, les employés soient déjà exclus parce qu’ils semblent trop conservateurs à certains est amer.»
Ruhs a été poussée hors de l'émission à la suite de critiques internes et de réactions publiques de collègues du NDR. Alors que la Bayerischer Rundfunk continue de la soutenir, le NDR prévoit un nouveau casting pour les prochaines éditions.
Linnemann a souligné que le mandat de diffusion devait être réorienté – vers plus d'information, d'éducation et de culture. Les structures doivent être simplifiées, l'équilibre politique rétabli. Il est soutenu par le ministre-président du Schleswig-Holstein, Daniel Günther, et le chef du gouvernement bavarois, Markus Söder, qui se sont également exprimés de manière critique à l'égard de la décision du NDR.
«La démocratie ne fonctionne que si des points de vue différents sont autorisés – tant dans le spectre de gauche que conservateur», a ajouté Linnemann.