L’Allemagne vise le retour d’une partie des réfugiés syriens. Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul a déclaré aux journaux du groupe de presse Funke que l’objectif était de « permettre à un nombre significatif de réfugiés de guerre de retourner dans leur pays d’origine ».
Clemens Bilan/EPA/Keystone
Dans le même temps, Wadephul a précisé que les Syriens bien intégrés peuvent rester en Allemagne. « Ceux qui s’intègrent, prennent un emploi, apprennent la langue allemande et contribuent à notre communauté » sont autorisés à rester. Ceux qui prouvent une intégration réussie peuvent en outre acquérir la nationalité allemande.
Selon Wadephul, la perspective de retour dépend largement de l’évolution en Syrie. Plus le pays se développera de manière stable sur les plans économique et politique, plus de personnes retourneront. Le gouvernement fédéral mise donc sur un soutien à la reconstruction et sur une Syrie qui respecte les droits de tous les citoyens.
Un chiffre issu du débat politique ajoute à la confusion: le chancelier fédéral Friedrich Merz avait récemment avancé que 80 pour cent des Syriens vivant en Allemagne pourraient retourner dans les années à venir. Il n’était toutefois plus clair par la suite si cet ordre de grandeur venait de lui-même ou du président syrien de transition. Wadephul a reconnu que la situation sécuritaire en Syrie reste lacunaire. L’État syrien est « toujours incapable d’exercer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et d’assurer la sécurité ». Un retour sûr et généralisé n’est donc actuellement pas possible.