Comme toute guerre, la guerre froide s'est terminée avec un gagnant et un perdant. L'Ouest avait gagné, l'Est avait perdu. Ainsi, l'ordre d'après-guerre de l'Europe est devenu caduc. Un nouveau était nécessaire.
Les deux côtés ont tiré des conséquences différentes. L'Ouest a fait ce que font toujours les vainqueurs : il a pris ce qu'il voulait. L'OTAN s'est agrandie et agrandie.
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Le perdant s'inquiétait pour sa sécurité et plaidait pour un nouvel ordre qui tiendrait compte des intérêts de tous.
Vladimir Poutine a tenté dès le premier jour. Il a sondé une adhésion de la Russie à l'OTAN. Le rire de Bill Clinton se faisait entendre jusqu'au Kremlin.
La prochaine tentative est venue avec George W. Bush, ce président qui a voulu découvrir une âme chrétienne en regardant profondément dans les yeux de Poutine. Le chrétien W. l'a remercié avec le plan d'intégrer la Géorgie et l'Ukraine dans l'OTAN. Ensuite est arrivé Barack Obama, qui a ridiculisé la Russie comme une simple puissance régionale.
Pourtant, Poutine n'a pas abandonné. Fin 2021, Moscou a présenté une proposition pour une architecture de sécurité européenne. L'Occident a refusé, sans la regarder.
Aujourd'hui, la Russie n'est plus une puissance régionale. La guerre l'a renforcée. Une preuve en est la rencontre en tête-à-tête avec Trump.
Un deuxième indice est que Moscou semble en train de gagner la guerre. Encore une fois, il y aura des gagnants et des perdants. Voyons quelles conséquences l'Occident tirera cette fois-ci.