Jeudi, des enquêteurs belges ont perquisitionné des bureaux de la Commission européenne. En toile de fond se trouve la vente à l’État belge, en 2024, de 23 immeubles appartenant à la Commission. L’enquête est menée par le Parquet européen.
Le Parquet européen (EPPO) a confirmé à Politico qu’il procédait à des «mesures de préservation des preuves» dans le cadre «d’une enquête en cours». L’autorité n’a pas donné davantage de précisions, invoquant la nécessité de préserver l’intégrité de la procédure.
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Selon une porte-parole de la Commission, la procédure concerne «la vente de 23 immeubles de la Commission à l’État belge en 2024». La vente a été réalisée conformément aux procédures et protocoles habituels. La Commission se dit confiante que la transaction a été effectuée dans le respect des règles.
La porte-parole a ajouté: «La Commission européenne est attachée à la transparence et à la responsabilité et coopérera pleinement avec le Parquet européen et les autorités belges compétentes dans cette affaire, en fournissant toutes les informations et l’assistance nécessaires afin de garantir une enquête approfondie et indépendante.»
Selon un rapport du Financial Times, les perquisitions ont eu lieu sur plusieurs sites de la Commission, notamment au sein de la direction générale du budget. L’EPPO est une autorité indépendante de l’UE chargée de poursuivre les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union.