Une alliance du parti du centre et du PS souhaite étendre massivement le financement de l'AVS - au détriment des actifs. Selon une proposition de la commission sociale du Conseil des États, tant la taxe sur la valeur ajoutée que les cotisations salariales devraient être augmentées, rapporte la NZZ. Cela signifierait pour les personnes travaillant une charge annuelle supplémentaire moyenne de 1350 francs. Le Conseil des États décidera jeudi sur le projet.
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Les initiateurs, le syndicaliste PS Pierre-Yves Maillard et le politicien du centre Erich Ettlin, proposent d'augmenter la TVA de 8,1 à 9,1 pour cent et les cotisations salariales de 8,7 à 9,5 pour cent. Avec les recettes supplémentaires de sept à neuf milliards de francs par an, la 13ème rente AVS, déjà acceptée par le peuple, doit notamment être financée. En même temps, ils veulent déjà sécuriser les pensions plus élevées pour les couples mariés - encore avant un vote populaire.
Selon les calculs, les retraités seraient imposés à hauteur de 550 francs par an via la TVA, mais recevraient en contrepartie une rente annuelle plus élevée de 3000 francs. Pour les actifs, la réforme signifie cependant une perte financière nette, car ils ne reçoivent rien de plus. Les générations plus jeunes sont particulièrement touchées, car elles devront cotiser davantage pendant des décennies.
Le Conseil fédéral suit une ligne similaire : lui aussi rejette un âge de la retraite plus élevé et veut combler le fossé financier par des prélèvements plus élevés. Toutefois, un départ à la retraite retardé d'un an pourrait, selon les estimations, permettre d'économiser trois milliards de francs par an.
La Neue Zürcher Zeitung cite les plans de la commission du Conseil des États et met en garde contre la plus grande augmentation des prélèvements depuis des décennies.