Lorsqu'on invite quelqu'un à visiter, on met cette personne au centre. L'hôte se met volontairement en retrait. Après le discours du président américain Donald Trump, la délégation à trois du Conseil fédéral a plutôt bien réussi cela. On savait: dans les négociations douanières, les États-Unis décident seuls – il ne s'agit pas d'un traité bilatéral.
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En revanche, les déclarations du département des affaires étrangères (DFAE) à Berne sont choquantes et nuisibles. Les fonctionnaires ont la tête tournée vers le « droit international ». Mais il s'agit d'une histoire floue. Le droit international n'est en effet pas du droit. Le droit est uniquement quelque chose sur lequel on peut décider et l'exécuter. Et non pas des déclarations morales que l'on érige en droit.
Le département d'Ignazio Cassis a fait savoir que « la Suisse » se tient du côté du Danemark dans le conflit du Groenland. Cela n'est utile à personne, ne résout aucun problème et est contraire à la neutralité. Cela plaît uniquement à l'UE, à qui tout est subordonné. C'est pourquoi ils veulent imposer à la Suisse le traité de soumission, car alors l'UE fera nos lois.
Partout dans le monde, on dit que la Suisse prend position contre les États-Unis et pour le Danemark. Des déclarations aussi décisives que celle sur le Groenland, faites au nom de la Suisse, ne devraient être émises que par l'ensemble du Conseil fédéral.
Et en aucun cas seulement par certains fonctionnaires du département des affaires étrangères, qui parlent au nom de la Suisse officielle et se mêlent des affaires d'autres pays. C'est un relâchement de l'activité gouvernementale! Le ministre des Affaires étrangères et ses fonctionnaires devraient être remis à leur place. Les déclarations de politique étrangère – au nom de la Suisse – doivent être décidées par l'ensemble du Conseil fédéral. Les fonctionnaires doivent s'y conformer.