Les personnes ayant le statut de protection S peuvent travailler dans tous les métiers en Suisse sans restrictions.
Cependant, de nombreux Ukrainiens qui ont immigré en Suisse ces dernières années semblent ne pas vouloir le faire. Ce fait n'a pas échappé à la SRF.
Dans un reportage du «Tagesschau», la chaîne présente une statistique de l'Office fédéral des migrations qui suscite des inquiétudes. Trois ans après leur arrivée en Suisse, seulement 15 pour cent (!) des migrants en âge de travailler dans le canton de Genève ont un emploi, 16 pour cent au Tessin et 19 pour cent à Neuchâtel. En Suisse alémanique, la situation est un peu meilleure. Par exemple, dans le canton d'Argovie, 41 pour cent des migrants en âge de travailler sont employés.
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Néanmoins, la question qui a été jusqu'ici taboue dans le débat politique se pose : Existe-t-il un lien entre le niveau des prestations sociales et la motivation à accepter un emploi ? Se pourrait-il que ces personnes aient trop peu d'incitation à accepter, par exemple, un emploi dans la restauration ?
Face à ces chiffres, une nouvelle discussion sur les Ukrainiens en Suisse s'impose. Qui prendra le relais au Palais fédéral ?