Malgré la hausse des prix du carburant, le gouvernement fédéral allemand maintient sa ligne et refuse les baisses d’impôts. « Les prix à la pompe n’ont pas non plus baissé dans les pays mentionnés », a déclaré la ministre fédérale de l’Économie Katherina Reiche à l’Augsburger Allgemeinen.
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Au centre des critiques se trouve la soi-disant règle de midi. Cette disposition introduite par le gouvernement fédéral oblige les stations-service à ne modifier leurs prix qu’une seule fois par jour – en règle générale à la mi-journée. L’objectif était d’empêcher des sauts de prix fréquents, de créer de la transparence et de renforcer la concurrence.
L’effet escompté n’est pas au rendez-vous. Selon l’ADAC, le prix du diesel a récemment atteint un niveau record avec une moyenne de 2,346 euros par litre. Des experts parlent de mauvais incitatifs, des économistes d’une mesure « poussée jusqu’à l’absurde ».
La raison réside dans le mécanisme: au lieu de générer une pression sur les prix, l’heure fixe d’ajustement conduit à une concentration des hausses de prix. Les fournisseurs réagissent simultanément, les pics de prix se concentrent et sont plus marqués. La concurrence est synchronisée dans le temps, non intensifiée.
Le gouvernement mise néanmoins sur un allègement indirect. Reiche annonce une augmentation de la déduction fiscale pour les navetteurs et une baisse de la taxe sur l’électricité. Elle refuse toute intervention directe à la pompe ou sur la taxe automobile.