Le groupe parlementaire SPD au Bundestag souhaite résoudre les problèmes économiques de l'Allemagne non pas par des réductions dans l'État-providence, mais par une immigration ciblée. «Je ne vais pas rejoindre le chœur de ceux qui disent qu'avec moins d'État-providence, nous obtiendrons plus de croissance économique», a déclaré le président du SPD Lars Klingbeil lors de la réunion de son groupe à Berlin. Au lieu de cela, l'accent est mis sur l'immigration, notamment en provenance de l'Inde, pour remédier à la pénurie de travailleurs qualifiés.
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Selon le journal Bild-Zeitung, la proposition fait partie d'une orientation sociopolitique plus large du SPD, qui se veut expressément une «correction avec des pincettes» plutôt qu'une «hache». La coprésidente du SPD, Bärbel Bas, a souligné que l'État-providence doit être réformé, mais en aucun cas fondamentalement remis en question. Ce sont des temps de changements où les gens ont besoin de sécurité.
Pour promouvoir l'économie, le SPD prévoit donc de réduire les obstacles à l'immigration. Le manque de travailleurs qualifiés est «flagrant», selon Bas. Dans le même temps, le parti refuse catégoriquement de réduire les prestations de santé ou d'autres systèmes de sécurité sociale.
La proposition de réforme de l'impôt sur les successions du SPD suscite également des tensions. Dans un document de position, le parti considère cet impôt comme un «facteur important» pour réduire l'inégalité financière. Le chef du groupe SPD, Klingbeil, a critiqué le fait que le système actuel va à l'encontre du principe de performance. La propriété est dans de nombreuses villes accessible uniquement par héritage. Le SPD veut, entre autres, introduire un abattement de vie exonéré d'impôt ainsi qu'une taxation plus élevée des actifs d'entreprise.
L'Union a réagi vivement. Olav Gutting, expert financier de la CDU, a accusé le SPD de «populisme diviseur». La CSU a annoncé qu'elle rejetterait «évidemment» une augmentation de l'impôt sur les successions. Une telle réforme n'est actuellement pas prévue dans le contrat de coalition.