Après des semaines de tensions au sein de son cercle dirigeant le plus restreint, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a convoqué ses commissaires à une réunion extraordinaire. Comme le rapporte le portail Politico, le 4 février à Louvain, non seulement des questions de compétitivité devaient être abordées, mais au centre se trouvait également la collaboration interne de la Commission européenne.
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La réunion était une réaction aux conflits répétés entre hauts fonctionnaires. Selon plusieurs sources bruxelloises, l'incitation a été un échange verbal bruyant en décembre: le commissaire à l'énergie Dan Jørgensen aurait vivement critiqué la vice-présidente pour l'environnement Teresa Ribera lors d'une session du Collège. Les deux commissaires ont refusé de commenter l'incident, bien que Jørgensen ait été attendu à Louvain. La participation de Ribera était incertaine.
Le fond des tensions semble être la frustration des dossiers soumis à court terme, parfois seulement quelques heures avant les réunions. « Cela empêche un travail professionnel », se plaint un fonctionnaire de la Commission. Cette pratique est particulièrement problématique pour les propositions législatives complexes, telles que le paquet environnemental « Omnibus », qui a provoqué des troubles internes.
Il y a également des tensions entre d'autres commissaires: le vice-président Stéphane Séjourné et le commissaire à la santé Olivér Várhelyi auraient été en désaccord à propos de la loi sur les biotechnologies. Les observateurs rapportent des « comportements provocateurs » et des revendications de pouvoir allant au-delà du mandat commun. Várhelyi, par exemple, insisterait sur le fait que seule von der Leyen pourrait le représenter lors de rendez-vous officiels.