Quiconque accepte tacitement des déclarations hostiles à la Constitution dans les groupes de discussion internes doit s'attendre à des conséquences disciplinaires en Rhénanie-Palatinat. C'est ce qui ressort d'une circulaire du président de la Cour d'appel de Zweibrücken ainsi que du procureur général, envoyée le 27 novembre aux directions des tribunaux du pays et à laquelle le journal Junge Freiheit a eu accès.
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Il y est indiqué que le simple « acceptation passive » de contenus hostiles à l'humanité, racistes ou glorifiant le national-socialisme peut susciter des doutes sur la loyauté constitutionnelle d'un collaborateur de la justice. Cela est particulièrement vrai dans les groupes de discussion auxquels on a volontairement adhéré. Selon le document, ce comportement peut entraîner des conséquences disciplinaires ou juridiques – pouvant aller jusqu’au licenciement pendant la période d’essai pour les fonctionnaires.
Le document est adressé aux directions des tribunaux et des autorités du pays. Elles doivent sensibiliser leurs équipes à la « fidélité au devoir » également sur les réseaux sociaux. Le contexte est une réunion en août à Trèves, au cours de laquelle le sujet des groupes de discussion aux contenus extrémistes figurait à l'ordre du jour. La ligne a été concertée avec le ministère de la Justice de la Rhénanie-Palatinat.