Des dizaines de milliers de réfugiés ukrainiens en Grande-Bretagne font face à un avenir incertain : La fin des visas menace leurs emplois et leurs contrats de location. C'est ce que rapporte le journal britannique The Telegraph en se basant sur une enquête récente de l'Université de Birmingham.
Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved
Selon cette enquête, environ 270 000 Ukrainiens vivent actuellement au Royaume-Uni sous des programmes spéciaux tels que « Homes for Ukraine », qui accordait des visas de trois ans aux réfugiés de guerre. Cependant, ces visas arrivent maintenant à expiration et un programme de suivi, permettant une prolongation de dix-huit mois, n’a commencé qu’en février. Conséquence : un engorgement dans le traitement, une insécurité juridique et une pression croissante sur les personnes concernées.
Selon l’enquête menée auprès de plus de 1100 réfugiés, 41 % ont déclaré avoir perdu des offres d'emploi et 22 % ont rapporté que leurs contrats de travail n’avaient pas été renouvelés. Environ un quart n’a pas pu renouveler des contrats de location existants ou conclure de nouveaux contrats.
La pression psychologique est forte : plus de 43 % des personnes interrogées ont souffert de crises d'angoisse et de panique. Beaucoup ont des enfants en âge scolaire, ce qui renforce encore leur inquiétude quant à un avenir stable.
Un porte-parole du gouvernement a assuré que le soutien aux réfugiés ukrainiens reste « pleinement engagé ». Cependant, il n’a pas fait de déclaration concrète sur une simplification de la procédure de visa.
Dans d'autres pays européens, la situation est tout aussi tendue : en Allemagne, des discussions ont lieu sur la réduction des prestations, la Pologne refuse de nouvelles quotas d'accueil et la République tchèque a annoncé la fin du traitement préférentiel pour les demandeurs d'asile ukrainiens.