L'Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision (UBI) a rappelé à l'ordre Radio Télévision Suisse (RTS). La cause du reproche: le journal télévisé «19h30» du 27 mai 2024 qui a traité de l'initiative populaire «Pour la liberté et l'intégrité corporelle».
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Ce que les téléspectateurs étaient en droit d'attendre comme information neutre s'est transformé en tribunal unilatéral. Alors que les opposants ont reçu abondamment la parole – y compris la Conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider –, le comité du Oui est resté pratiquement silencieux. Même le portrait de l'initiateur Richard Koller s'est limité à sa personne, sans éclairer ses arguments.
L'UBI a constaté que des points centraux du texte de l'initiative ont simplement été omis. Ainsi, l'indication que le projet visait non seulement à empêcher l'obligation vaccinale, mais aussi à éviter des désavantages sociaux et professionnels en cas de refus de vaccination, manquait.
Ainsi, le principal souci des initiateurs n'a pas été abordé. Au lieu de cela, des images émotionnelles de manifestants ont souligné la position des opposants.
Avec six voix contre trois, l'instance de plainte a approuvé la demande. Elle a constaté une violation claire de l'obligation légale de pluralisme. La SRG SSR doit maintenant montrer dans les 60 jours comment elle entend corriger cette erreur.
Le verdict est clair: Dans la phase délicate précédant une votation populaire, le média d'État financé par des fonds publics ne doit pas choisir de camp.