Terme de recherche

Die Weltwoche propose des analyses quotidiennes, des reportages exclusifs et des commentaires critiques sur la politique, l'économie et la culture.

Konto Registre
Die Weltwoche

Salaire minimum: pourquoi le patron syndical Pierre-Yves Maillard se trompe dans sa revendication

En 2014, le peuple suisse s’est clairement prononcé contre l’introduction d’un salaire minimum national. Cette décision n’était pas le fruit du hasard, mais l’expression d’une compréhension profondément ancrée du fonctionnement du marché du travail et de l’importance du partenariat social. Depuis, la gauche tente toutefois, par le biais de salaires minimaux cantonaux, d’obtenir ce qui a été refusé au niveau national.

© KEYSTONE / PETER SCHNEIDER
Gewerkschaftspräsident Pierre-Yves Maillard.
© KEYSTONE / PETER SCHNEIDER

L’argumentation du président de l’Union syndicale suisse, Pierre-Yves Maillard, paraît plausible à première vue: quiconque travaille devrait disposer, au final, de plus de moyens que quelqu’un qui touche l’aide sociale. Mais c’est précisément là que réside le véritable cœur du problème. Lorsque le travail rémunéré ne se distingue guère, voire plus du tout, du soutien étatique sur le plan financier, c’est qu’il y a quelque chose de fondamental qui ne fonctionne pas dans le système.

La question principale n’est donc pas de savoir si des salaires minimaux doivent être introduits ou étendus. Il faut plutôt débattre honnêtement des raisons pour lesquelles, dans certains cas, les prestations sociales ont atteint un niveau qui fausse les incitations au travail. Un système qui ne récompense plus clairement le travail met à long terme en danger à la fois la performance économique et la cohésion sociale.

Les salaires minimaux cantonaux constituent à cet égard une approche symptomatique, mais non causale. Ils interviennent dans la formation des salaires sans résoudre les problèmes structurels. Au contraire: ils peuvent conduire à ce que les travailleurs peu qualifiés soient précisément évincés du marché du travail, parce que leur emploi ne se révèle plus rentable pour les employeurs.

Au lieu d’introduire sans cesse de nouvelles réglementations, il faut une analyse lucide des mauvaises incitations dans l’interaction entre salaires, impôts et prestations sociales. L’objectif doit être un système dans lequel le travail vaut dans tous les cas la peine – non seulement sur le plan idéel, mais aussi sur le plan financier. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra lutter efficacement contre la pauvreté sans créer en même temps de nouveaux problèmes.

Le débat sur les salaires minimaux est donc trop limité. Il détourne l’attention du véritable défi: rétablir l’équilibre entre sécurité sociale et incitation au travail. C’est précisément là que la discussion politique devrait commencer.

Abonnement
1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

Date de début: 01.04.2026
En passant une commande, vous acceptez nos Conditions générales
Vos informations
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.
  • Ce champ est masqué lorsque l‘on voit le formulaire.
  • Ce champ est masqué lorsque l‘on voit le formulaire.
    (La newsletter peut être désabonnée à tout moment)

Netiquette

Les commentaires sur weltwoche.ch/weltwoche.de visent à faciliter un échange d'opinions ouvert entre les lecteurs. Il est important pour nous que des débats justes et objectifs soient menés dans toutes les sections de commentaires.

L'utilisation de la fonction de commentaire implique l'acceptation de nos règles.

Les critiques acerbes et factuelles concernant le contenu de l'article, des personnalités de l'actualité ou des contributions d'autres participants au forum sont les bienvenues, à condition qu'elles soient formulées avec politesse. En cas de doute, privilégiez un langage plus nuancé.

Les éléments suivants ne sont pas autorisés :

  • Antisémitisme / Racisme
  • Appels à la violence / Approbation de la violence
  • Propos vulgaires / Langage grossier
  • Insultes envers les autres participants du forum / Modifications désobligeantes de leurs noms
  • Comparaisons de politiciens, d'institutions ou de personnes démocratiques avec le national-socialisme
  • Insinuations / Contre-vérités justifiables
  • Commentaires ou sections entières rédigés en majuscules uniquement
  • Commentaires sans rapport avec le sujet de l'article
  • Série de commentaires (deux commentaires ou plus à la suite pour contourner la limite de caractères)
  • Commentaires à caractère commercial
  • Commentaires contenant de nombreux caractères spéciaux ou présentant une orthographe et une ponctuation incorrectes
  • Commentaires contenant plusieurs caractères externes Lien
  • Commentaires contenant un lien vers des sites douteux
  • Commentaires contenant uniquement un lien sans contexte descriptif
  • Commentaires non rédigés en allemand. La langue du forum est l'allemand.

Média engagé dans la liberté d'expression, Weltwoche Verlags AG adopte une approche libérale en matière de publication de commentaires. Les évaluateurs s'efforcent de faire preuve de discrétion et de bon sens dans leurs évaluations.

L'équipe éditoriale en ligne se réserve le droit de rejeter des commentaires à sa seule discrétion et sans indication de motifs. Veuillez noter que l'évaluation des commentaires n'est pas une science exacte et que des erreurs peuvent survenir. Cependant, il n'existe généralement aucun droit à la publication d'un commentaire. Aucune correspondance ne peut être échangée concernant des commentaires individuels non publiés. Par ailleurs, l'équipe éditoriale se réserve le droit d'apporter des modifications.