Le chancelier fédéral Friedrich Merz fait sensation en s’écartant des dogmes climatiques en vigueur jusqu’à présent. Lors du «European Industry Summit» à Anvers, en Belgique, le chancelier a remis en question l’instrument central de la politique climatique européenne, le prix du CO2 pour l’industrie (ETS). Merz a qualifié le système d’échange de quotas d’émission «d’éléphant dans la pièce» et a mis en garde: «Si cet instrument nous coûte notre industrie, s’il nous coûte des emplois, alors c’est inacceptable.» C’est ce que rapporte le portail d’information Nius.
Kay Nietfeld/DPA/Keystone
La critique du chancelier vise la compétitivité déclinante de l’industrie européenne face à la concurrence des États-Unis et de l’Extrême-Orient. Selon Merz, le système avait été conçu à l’origine pour permettre aux entreprises de passer à des lignes de production sans CO2, plutôt que de simplement générer de nouvelles recettes publiques. Face à l’affaiblissement de l’économie et à la baisse de la production, en particulier en Allemagne, il a appelé à un débat ouvert sur une refonte fondamentale ou au moins sur un report de l’instrument.
Merz voit un modèle pour un tel moratoire dans le prix du CO2 pour les consommateurs (ETS2). Son introduction pour les secteurs du bâtiment et des transports a déjà été repoussée d’un an au niveau européen – principalement sous la pression des pays d’Europe de l’Est. En Allemagne, une variante nationale de ce prix est appliquée depuis 2021, ce qui alourdit actuellement le prix des carburants jusqu’à 20 centimes par litre.