Les smartspider sont impitoyables. Ils exposent au grand jour les véritables motifs derrière les relativisations, les écrans de fumée et les échappatoires des politiciens. Car les graphiques mesurent les représentants du peuple non pas sur la base de programmes et de promesses, mais sur leur comportement de vote. On ne peut rien embellir, pour reprendre les mots de Sanija Ameti.
© KEYSTONE / PETER KLAUNZER
La conseillère municipale zurichoise Sanija Ameti, élue pour le Parti vert-libéral, leader d'Opération Libero et tireuse amateur, a découvert grâce à un diagramme smartspider : l'UDC suisse est encore plus à droite que l'AfD allemande. Le parti populaire mériterait donc, a déploré Ameti sur Twitter, le label «extrême droite avérée».
https://twitter.com/cybersandwich/status/1920116116480721038
Claude Longchamps, politologue pas du tout connu pour être d'extrême droite, a réalisé fin 2022 des diagrammes smartspider pour Sanija Ameti et trois autres politiciens zurichois du GLP. L'étude n'est plus toute récente, mais celle sur l'UDC ne l'est pas non plus. Entre-temps, Ameti a également quitté le GLP pour des raisons personnelles (mot-clé : malheur dans le stand de tir). Cependant, les diagrammes smartspider des quatre politiciens zurichois du GLP sont pratiquement identiques à ceux de l'UDC et d'autres partis conservateurs de droite européens - simplement inversés. Là où les uns penchent à droite, les autres penchent dans la même mesure à gauche.
Qui classe l'UDC comme «extrême droite avérée» devrait selon la logique ametienne classer le GLP zurichois comme «extrême gauche avérée». Et l'Opération Libero, où Ameti donne le ton en tant que prima donna incontestée, devrait être incluse également. Elle ne s'est pas encore clairement prononcée sur la question de savoir si une interdiction de parti, comme on le cherche en Allemagne, serait également appropriée en Suisse.