Geert Wilders, président du Parti pour la liberté néerlandais (PVV), augmente la pression sur ses partenaires de coalition: «Si rien ne change, nous partons», a-t-il déclaré devant des journalistes à La Haye. Le politicien de droite exige l'arrêt total de l'asile aux frontières néerlandaises - et cela «dans quelques semaines».
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Wilders a critiqué que les mesures convenues dans le contrat de coalition avec le VVD, le NSC et le BBB ne suffisent pas. Les réglementations existantes arriveraient trop tard et seraient trop superficielles. Comme mesure immédiate, selon Wilders, les demandeurs d'asile devraient désormais être refoulés directement à la frontière par l'armée. Un tel pas serait une rupture avec la pratique actuelle de l'asile aux Pays-Bas et pourrait soulever des questions juridiques.
Le retour des réfugiés syriens figure également sur l'agenda de Wilders - en cas de besoin contre leur volonté. Cependant, la question de savoir si la Syrie peut être considérée comme un pays d'origine sûr est actuellement examinée par le ministère néerlandais des Affaires étrangères.
Cette initiative drastique intervient à un moment où Wilders est sous pression politique intérieure: son parti perd de l'influence dans les sondages, et dans sa tentative d'imposer une soi-disant "loi sur l'urgence de l'asile", il a subi une défaite au sein du cabinet.
Avec au total dix nouvelles mesures d'asile annoncées, Wilders semble déterminé à imposer le rythme politique - même au détriment de la stabilité gouvernementale. Des mesures comparables ont récemment été débattues en Allemagne et en Autriche. Se demande si la coalition néerlandaise suivra ce cours reste ouverte.