Macron apparaît de plus en plus isolé lors du sommet de l’UE. Le chancelier fédéral Friedrich Merz s’est entendu avec la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, sur une ligne commune de réformes et plaide pour une réduction drastique de la bureaucratie européenne. La France, en revanche, remet sur la table de nouvelles dettes communes – au grand mécontentement de Berlin, comme le rapporte le journal Bild.
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Au centre de la rencontre des 27 chefs d’État et de gouvernement se trouve la compétitivité de l’Europe. Merz réclame un changement de cap fondamental en matière de régulation. « Je demande un nouveau départ dans la régulation. De légères corrections des lois ne suffisent pas. Nous devons examiner systématiquement l’ensemble de la législation européenne existante », a-t-il déclaré à Anvers.
Il reçoit le soutien de Rome. Dans un document commun, il est question d’un « frein d’urgence » contre la sur‑réglementation. Plusieurs États membres devraient soutenir l’initiative. Des observateurs parlent déjà d’un nouvel axe Berlin–Rome, tandis que l’ancienne relation franco‑allemande, jadis déterminante, perd de son influence.
Macron avait récemment suscité l’irritation avec ses initiatives en faveur d’euro-obligations. À la chancellerie, cela se heurte à un refus. Selon des sources gouvernementales citées par le journal Bild, le débat sur les dettes communes détourne l’attention des réformes urgentes nécessaires pour renforcer la compétitivité.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a elle aussi appelé à accélérer le mouvement. « Nous devons abattre les barrières qui nous empêchent d’être un véritable géant mondial », a-t-elle déclaré devant le Parlement européen.