C’est un serpent de mer de la politique: il faut lutter contre la violence domestique, insistent tous les partis, de la gauche aux bourgeois jusqu’au Conseil fédéral. Une grande occasion de faire quelque chose de concret s’est présentée. Le Conseil national a voté hier (11 mars 2026) sur une intervention de l’UDC qui veut mieux protéger les victimes et prévoit une expulsion obligatoire du territoire en cas d’infractions poursuivies d’office dans le cadre domestique.
Les faits sont clairs: une grande partie de la violence domestique est le fait d’hommes étrangers. Et aussi de femmes. Ces dernières sont même plus violentes que les hommes suisses.
Mais qu’ont fait tous ces conseillers nationaux qui, à chaque occasion, réclament des mesures et des millions en faveur des victimes de violence domestique et qui, encore en décembre, ont fait un énorme scandale et crié au meurtre lorsque le Parlement ne voulait initialement pas accorder encore plus d’argent à des « campagnes de sensibilisation » plutôt inefficaces dans l’espace public, ce qu’il a finalement fait? Comment ont voté toutes les Tamara Funiciello, Anna Rosenwasser, Cédric Wermuth, toutes les Susanne Vincenz-Stauffacher, Aline Trede et Yvonne Bürgin de ce monde?
On s’en doute: maintenant qu’elles auraient pu entreprendre quelque chose de concret et d’efficace contre la violence et pour la sécurité des femmes (et des hommes) entre leurs quatre murs, elles s’en sont abstenues. On appelle aussi cela un refus de porter secours.
Résultat du vote au Conseil national: les socialistes ont unanimement rejeté l’intervention. Les Verts l’ont unanimement rejetée. Le Centre l’a unanimement rejetée. Le PLR l’a rejetée, à l’exception de seulement deux élus. Chez les Vert’libéraux, trois ont voté oui, sept non, avec une abstention. Seule l’UDC a voté oui – à l’unanimité.
« Apparemment, la majorité nourrit beaucoup de sympathie et de compréhension pour les cogneurs de femmes », déclare à ce sujet la conseillère nationale UDC Barbara Steinemann. Il n’y a rien à ajouter. L’hypocrisie sur le dos des victimes empeste jusqu’à la coupole du Palais fédéral.