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Dans les coulisses, les discussions de crise battent leur plein, les fils chauffent: La querelle autour du paquet de retraites du gouvernement fédéral est devenue une lutte pour le pouvoir bizarre, qui devrait selon la planification actuelle vivre son dernier face-à-face cette semaine. Ce n'est plus la question fondamentale du niveau des retraites à 48 % (du dernier revenu moyen) qui est au centre, mais l'exigence intransigeante du partenaire de coalition SPD qu'aucun changement ne doit être apporté au paquet de retraites convenu. Rien. Pas un iota. La décision du cabinet doit être retirée à toute délibération sérieuse au parlement, d'une manière qui n'est pas prévue par la constitution. Le parlement est le législateur et contrôle le gouvernement et non l'inverse. En principe. La revendication acceptée par le chancelier Friedrich Merz (CDU) est en substance une prise de pouvoir du partenaire junior, qui réclame d'abord une garantie à cent pour cent pour le système de retraites dramatiquement surchargé et ne veut discuter de réformes possibles qu'ensuite. Devise: Je sécurise d'abord ma banque et je décide plus tard combien j'en rendrai. Le jeune groupe (députés de moins de 35 ans), qui ne veut pas approuver cette mascarade au regard des coûts en milliards et de la surprenante tactique qui la sous-tend, est maintenant confronté à la décision de faire peut-être tomber leur propre chancelier avec leur non, si le paquet de retraites devait échouer. Le puissant cercle parlementaire des PME (PKM) considère également la loi comme absurde, mais n'a pas encore décidé comment se comporter, car les coûts décisifs ne doivent intervenir qu'après 2031 et l'on pourrait alors corriger les plus gros non-sens. Selon l'état actuel, le fiasco des retraites doit faire l'objet mardi d'un vote test au sein du groupe parlementaire de l'Union et être finalement adopté jeudi en troisième lecture au sein du parlement. Si la majorité nécessaire n'est pas obtenue, la coalition pourrait dans le pire des cas se briser ou tomber dans une impasse et un blocage pendant des mois en raison de l'entêtement du SPD.