Le ministre fédéral des Finances, Lars Klingbeil (SPD), n'exclut plus des augmentations d'impôts face à des déficits budgétaires croissants. Lors de la présentation du projet de budget pour 2026, il a déclaré selon le journal Die Welt : «Tout doit être envisageable.» Dans la planification financière jusqu'en 2029, un déficit d'environ 172 milliards d'euros est prévu – rien qu'en 2026, 174 milliards d'euros de nouvelles dettes devraient être contractées.
CLEMENS BILAN / KEYSTONE
Klingbeil se réfère à des propositions comme une taxe numérique pour les grandes entreprises technologiques, proposées par le ministre de la Culture Wolfram Weimer. Même au sein de l'Union, il reconnaît selon Die Welt une «volonté non dogmatique» pour de nouvelles sources de revenus. Bien que les augmentations d'impôts ne soient pas explicitement exclues dans le contrat de coalition, de nombreux projets restent soumis à des conditions de financement.
En particulier, le gouvernement revient sur des allègements convenus : une réduction de la taxe sur les billets d'avion est considérée comme annulée, une baisse générale de la taxe sur l'électricité n'est pas en vue.
Le ministre a annoncé vouloir également économiser sur l'allocation citoyenne ainsi que sur les subventions. Il espère également des réformes dans les assurances sociales pour réduire les coûts. Selon Klingbeil, les petits et moyens revenus doivent toutefois continuer à être allégés. Pour les revenus plus élevés, il n'exclut pas des hausses d'impôts : «À la fin, il faudra un package global».