Une analyse montre qu'également chez les mineurs, « de plus en plus d'opérations de changement de sexe sont effectuées » dans le canton de Zurich, écrit la direction de la santé dans un communiqué de presse. Elle a examiné l'offre de soins de manière exhaustive, pris des mesures et introduit des normes de qualité. Une attention particulière est accordée à la mise en place d'un « conseil d'indication interdisciplinaire » ainsi qu'à l'accompagnement scientifique. Cela vise à garantir le bien-être des personnes concernées « à long terme ».
Cependant, la marge de manœuvre des cantons est limitée. Une interdiction de ces interventions chez les enfants, qui peuvent également être effectuées sans le consentement des parents, n'est pas possible au niveau cantonal. Le canton de Zurich appelle donc la Confédération à « examiner une réglementation légale ou une interdiction des interventions irréversibles chez les mineurs ». De plus, la distribution des soi-disant bloqueurs de puberté devrait « en principe n'avoir lieu que dans le cadre d'études accompagnées scientifiquement ».
La conseillère d'État Natalie Rickli justifie ainsi cette demande : « Les mineurs, qui développent encore leur identité de genre durant l'adolescence, doivent être protégés des interventions qu'ils pourraient regretter plus tard. Ce n'est qu'à partir de 18 ans qu'on peut voter et élire, se marier, signer un bail ou déterminer par soi-même son lieu de résidence et d'autres aspects de sa vie. » C'est pourquoi les « décisions très importantes concernant les adaptations de genre » ne devraient être possibles qu'à la majorité.