Dans plusieurs villes d'Irlande du Nord, c'est la troisième nuit consécutive d'émeutes. La petite ville de Ballymena a été particulièrement touchée, où environ 200 personnes se sont affrontées avec la police. À Larne, des dégâts matériels ont également été causés, un centre de loisirs a été incendié. La police parle d'attaques à motivation raciste et de crimes de haine, rapporte la Süddeutsche Zeitung.
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L'escalade est due à des enquêtes contre deux garçons de 14 ans originaires de Roumanie, accusés d'une grave agression sexuelle. Après une veillée pacifique initiale lundi, des affrontements violents ont eu lieu les nuits suivantes. Selon la BBC, 32 policiers ont été blessés. La police a utilisé des canons à eau, des chiens policiers et des véhicules blindés. Des renforts en provenance d'Écosse ont également été demandés.
À Ballymena, des maisons de migrants ont été endommagées, et des véhicules ont été incendiés sporadiquement. Les habitants ont rapporté vouloir se protéger avec des drapeaux britanniques visibles sur leurs maisons. Le Premier ministre Keir Starmer a condamné les incidents et exprimé sa solidarité avec les victimes. La Première ministre d'Irlande du Nord, Michelle O’Neill, a qualifié la violence de « motivée par le racisme ». Selon la police, plusieurs suspects ont été arrêtés, dont un homme accusé de tentative de dégradations et de résistance à l'autorité.