De quoi l’Union européenne a-t-elle peur? Que des acteurs extérieurs puissent y semer la discorde, créer et encourager les divisions.
Vladimir Poutine est un bouc émissaire commode, que l’on montre volontiers du doigt. Voyez ses liens avec Viktor Orbán en Hongrie.
On a souvent adressé le même reproche à Donald Trump – à juste titre, comme le président vient de le démontrer une nouvelle fois.
SAMUEL CORUM / POOL / KEYSTONE
C’est précisément aux côtés du chancelier Friedrich Merz qu’il s’en est pris violemment à l’Espagne. Parce que son chef de gouvernement, Pedro Sánchez, a condamné l’attaque contre l’Iran contraire au droit international et que le pays n’atteint toujours pas l’objectif de cinq pour cent fixé par l’OTAN, Trump a annoncé la rupture de toute relation commerciale avec la quatrième économie de l’UE.
Et qu’a fait Merz? A-t-il pris la défense de la solidarité européenne? A-t-il remis Trump à sa place?
Bien sûr que non. Il est resté bien sagement assis, sans dire un mot. Tout comme Olaf Scholz autrefois, lorsque Joe Biden avait annoncé le sabotage de Nord Stream.
Comment dit-on déjà en français? Plus ça change, plus c’est la même chose. Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes.