La guerre contre l’Iran divise les États-Unis. Tandis que le président Donald Trump qualifie la frappe militaire de « vaste opération » contre une « dictature radicale », le débat sur le sens et l’objectif du conflit s’intensifie dans son propre pays.
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Certains républicains de premier plan défendent cette ligne. Le sénateur Ted Cruz met en garde contre une menace terroriste croissante et soutient une position ferme à l’égard de Téhéran. Le sénateur républicain Lindsey Graham compte également parmi les plus fervents partisans de la guerre et presse d’adopter une approche résolue contre le régime iranien.
Mais même au sein du propre parti de Trump, des voix critiques se font entendre. Le sénateur Rand Paul avertit que la guerre pourrait se retourner politiquement contre le président et entraîner les États-Unis dans une « intervention sans fin ».
Les démocrates vont encore plus loin. Le chef de groupe Hakeem Jeffries accuse le président d’avoir agi sans l’aval du Congrès et de conduire les États-Unis vers une « guerre potentiellement catastrophique ».
La population est elle aussi divisée. Les sondages montrent une nette ligne de fracture partisane: les républicains soutiennent majoritairement l’opération, tandis que les démocrates et de nombreux électeurs indépendants la rejettent.