Quelle est la réponse de l’UE à une économie et une société qu’elle a elle-même sur-réglementées jusqu’à l’asphyxie? Encore plus de bureaucratie. Au lieu de rendre la liberté aux citoyens et aux entreprises, l’Union, désormais à la traîne, prépare un règlement portant création du Fonds européen pour la compétitivité.
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Il est question de sommes gigantesques: pour la période 2028 à 2034, le projet de règlement prévoit à lui seul 26,21 milliards d’euros pour une « transition propre et la décarbonisation de l’industrie », 20,393 milliards pour la « santé, la biotechnologie, l’agriculture et la bioécologie », 51,493 milliards pour un « rôle de leader numérique » et 125,204 milliards d’euros pour la « résilience et la sécurité, l’industrie de la défense et l’espace ».
On reste stupéfait devant l’utilisation de ces moyens astronomiques. Qu’en est-il déjà du Green Deal et de la décarbonisation imposée contre toute logique économique? Cela n’a-t-il pas contribué à une désindustrialisation en Europe? Et avec encore plus d’argent public pour une politique énergétique et climatique ratée, la compétitivité mondiale devrait maintenant être renforcée?
Les autres postes de ce méga-budget doivent également faire retentir toutes les sonnettes d’alarme. Ce que l’UE est capable de provoquer en matière de politique de santé, elle l’a démontré – menée par Ursula « Pfizer-Gate » von der Leyen – durant la période funeste du Covid, et elle entend poursuivre sur ce navire autoritaire.
L’Europe est plus éloignée d’un « rôle de leader numérique » que la Terre ne l’est de Mars. C’est aussi le mot-clé pour le thème de « l’espace »: Elon Musk et les Américains laissent également von der Leyen loin derrière eux dans ce domaine.
La situation devient totalement dangereuse pour les citoyens en matière de « résilience et sécurité ». Traduit dans la pratique de l’UE, cela signifie: contrôle autoritaire, surveillance, censure. Si l’UE peut prétendre à un quelconque « rôle de leader », c’est bien dans celui du citoyen transparent, du sujet rabaissé au rang d’objet de pouvoir selon le bon vouloir de Bruxelles.
Le député européen autrichien Gerald Hauser, qui a rendu publics ces « plans insensés », déclare à ce sujet: « On va dilapider de manière insensée des sommes folles! Avec toutes ces mesures et ces montants gigantesques, la Commission ne cherche qu’à dissimuler son échec. »
L’UE ne serait « en aucune manière encore compétitive » dans les domaines mentionnés. Avec la création de ce superfonds, Bruxelles fait preuve d’une « perte totale de contact avec la réalité ».