Dans la quête d'une possible fin de guerre, l'Ukraine, les États-Unis et plusieurs pays européens se sont mis d'accord sur un plan gradué pour mettre en œuvre une future trêve avec la Russie. C'est ce que rapporte le Financial Times, citant des personnes familières avec les discussions.
Ukrainian Presidential Press Office
Selon ce plan, en cas de violation russe de la trêve, un avertissement diplomatique devra être adressé dans les 24 heures, complété par des réactions militaires de l'armée ukrainienne. En cas de nouvelles attaques, une "coalition de volontaires" — composée d'États européens, du Royaume-Uni, de la Norvège, d'Islande et de la Turquie — devrait intervenir. En cas d'escalade dans les 72 heures, une intervention militaire sous commandement américain est également envisagée.
Cette initiative est motivée par la constatation que des accords antérieurs tels que Minsk I et II ont échoué en raison d'un manque de pouvoir de mise en œuvre. L'Occident ne souhaite pas simplement observer cette fois, mais garantir. La France et le Royaume-Uni ont déjà promis des armes et des troupes. Les États-Unis veulent fournir une technologie de surveillance haute résolution le long de la ligne de front de 1 400 kilomètres.
L'objectif est un accord de sécurité global contenant, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, des garanties "semblables à celles de l'OTAN". Lors d'une rencontre avec Donald Trump à Mar-a-Lago, celui-ci aurait envisagé une garantie de protection de 15 ans. L'Ukraine cherche cependant à prolonger cela à 50 ans.
Zelensky souhaite signer l'accord avant le quatrième anniversaire de la grande invasion russe du 24 février – associé à un "plan de prospérité" pour la reconstruction. L'espoir: un élan pour les négociations à Abu Dhabi, où cette semaine les délégations de Kiev, Moscou et Washington se réuniront à nouveau.
Jusqu'à présent, la Russie reste indifférente. L'ancien président Dmitri Medvedev a qualifié les garanties occidentales de "unilatérales". Moscou ne veut ni accepter un cessez-le-feu sans traité de paix, ni des troupes occidentales sur le sol ukrainien.