Les autorités ukrainiennes de lutte contre la corruption ont perquisitionné le bureau du parti de l'ancienne première ministre Ioulia Timochenko. Les enquêteurs du Bureau National Anticorruption (NABU) et du Parquet Spécialisé Anticorruption (SAP) ont indiqué qu'il y avait une notification de soupçon contre la chef d'un groupe parlementaire. Celle-ci aurait tenté d'influencer le comportement de vote des députés d'autres factions par des paiements en espèces.
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Timochenko a rejeté les accusations. Sur Facebook, elle a écrit que « plus de 30 hommes armés jusqu'aux dents » avaient occupé le bâtiment sans présenter de documents et pris les employés « en otages ». Elle a parlé d'une « opération de relations publiques » et qualifié les accusations d'« absurdes ». Selon elle, les enquêteurs ont saisi des téléphones, des documents parlementaires et des « économies personnelles ».
La personne accusée risque jusqu'à dix ans de prison en cas de condamnation. Timochenko dirige le parti Vaterland, qui, avec 25 députés, constitue la troisième plus grande faction au parlement ukrainien. En juillet, elle avait critiqué publiquement NABU et SAP, les accusant d'être des instruments d'influence étrangère.