Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE n’annoncent aucune réduction concrète de la bureaucratie lors du sommet de Bruxelles. Dans un projet de déclaration du sommet, il est seulement indiqué, selon Welt, que l’on souhaite « continuer à simplifier de manière ambitieuse » la réglementation et réduire la charge administrative.
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Il ne reste donc plus grand-chose des annonces précédentes. Le président du Conseil européen, António Costa, avait encore parlé, après une réunion informelle en février, d’« une nouvelle énergie » et d’« un sentiment partagé de l’urgence », et avait évoqué des mesures concrètes pour le sommet de mars. Dans le projet actuel, on trouve en revanche surtout des objectifs généraux, sans étapes contraignantes ni calendriers.
Ce sont surtout des projets bien connus qui sont mentionnés: un « environnement réglementaire » plus favorable, des allègements pour les petites et moyennes entreprises ainsi que la rationalisation des procédures d’autorisation. Dans le même temps, les « objectifs politiques » existants et les « normes élevées » de l’UE doivent rester intacts.
Les représentants du monde économique réagissent de manière critique. Oliver Zander, directeur général de la fédération Gesamtmetall, parle d’« une page timorée remplie de lieux communs bien connus sur la compétitivité » au lieu de l’agenda de réformes annoncée. La Chambre de commerce et d’industrie allemande constate elle aussi un déficit: ce ne sont pas les appels qui manquent, mais des mesures concrètes de réduction de la bureaucratie.
Le décalage entre les ambitions et leur mise en œuvre n’est pas nouveau. Les précédentes déclarations de sommet formulaient déjà des objectifs plus ambitieux. Pourtant, selon le rapport, les entreprises ne constatent pratiquement aucun allègement dans la pratique, alors même que la Commission européenne promet des économies de plusieurs milliards.
Les discussions se poursuivent à Bruxelles. Des modifications du document final sont possibles, mais jusqu’à présent, peu d’éléments laissent présager une percée substantielle en matière de réduction de la bureaucratie.