280 euros était le prix de départ, peu après, l'offre la plus élevée était de 1300 euros. Celui qui l'emporte possédera alors une double magnum de "Chateau Palmer Margaux Medoc" de l'année 1983. Presque une bonne affaire, d'autres vendeurs demandent plus de 2000 euros.
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Mais surtout : ces 130 autres vins, qui peuvent actuellement être mis aux enchères publiquement, ont une histoire.
Il s'agit de stocks de la Villa Ansaldi au lac de Garde, l'une des propriétés de l'entrepreneur autrichien René Benko. Son groupe Signa est insolvable, et lui-même est en détention provisoire. Il est accusé, entre autres, de délits fiscaux et de faillite ainsi que de fraude.
Maintenant, les autorités essaient de récupérer au moins un peu d'argent des montages financiers imbriqués de Benko pour les créanciers. Notamment en vendant des meubles et d'autres biens de la villa italienne.
En plus du vin, il y a aussi selon le liquidateur, des spiritueux, des voitures ainsi que des meubles et appareils choisis.
Tout le monde peut participer à l'enchère. Ceux qui veulent ainsi faire partie de l'histoire aventureuse d'une ancienne star déchue de l'économie et de la société n'ont même pas besoin de mettre la main au portefeuille.
En effet, certains articles de tous les jours comme une liqueur aux herbes de Ramazzotti commencent déjà à 2 euros. Et ne devraient pas, car disponibles dans chaque supermarché, entraîner de surenchère.