Le nouveau moniteur de l'éducation de l'Institut de l'économie allemande (IW) et de l'initiative Nouvelle économie sociale de marché (INSM) montre à nouveau: les résultats scolaires en Allemagne dépendent massivement de la part des migrants dans les classes. Les Länder avec une part moindre d'élèves non-germanophones s'en sortent généralement mieux. La Saxe se classe pour la 20e fois à la première place, tandis que Brême est en queue de peloton, comme le rapporte le Bild.
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Le chercheur de l'IW, Axel Plünnecke, voit un « point de rupture » autour de l'année 2015: avant la crise des réfugiés, les écoles s'étaient améliorées, mais depuis, elles se sont continuellement détériorées. La principale raison serait une « surcharge due à une forte migration ». La part des élèves ayant une autre langue maternelle est de 58,7 % à Brême, alors qu'elle n'est que de 27,7 % en Bavière.
L'évolution de la compétence en lecture est particulièrement flagrante: selon Pisa, la part du groupe à risque parmi les élèves est passée de 14,5 % à 25,5 % entre 2012 et 2022. Thorsten Alsleben, directeur général de l'INSM, a exigé des tests linguistiques obligatoires au niveau de la crèche.
Il est également frappant de constater que la taille des classes n'est pas un garant de qualité: la Bavière a avec 16,4 élèves par enseignant le « pire » ratio, mais se classe tout de même à la deuxième place. En revanche, la Sarre a de plus petites classes, mais se classe seulement au septième rang.
La Saxe convainc par la plus forte proportion de personnel qualifié de la petite enfance (13,2 %), une offre généralisée de temps plein et des résultats remarquables en mathématiques et en lecture des élèves de quatrième année. Le classement des Länder montre: ce n'est pas la taille des classes, mais la composition et les prérequis linguistiques des élèves qui sont déterminants.