Une expertise met en garde contre les conséquences si l'initiative de réduction de moitié est acceptée le 8 mars. Selon le rapport de 66 pages de l'ancien directeur de l'Office fédéral, Martin Dumermuth, la SSR devrait remplir son mandat constitutionnel invariablement malgré une réduction de moitié des recettes de redevance - cela pourrait contraindre la Confédération à effectuer des paiements supplémentaires. C'est ce que rapporte le Blick.
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Le document souligne que bien que l'initiative réduise la contribution, elle ne modifie pas le mandat de fournir des émissions de radio et de télévision qui doivent continuer à contribuer à l'éducation, à la formation de l'opinion et au divertissement. « On peut s'attendre à ce qu'un fossé se creuse entre les exigences du mandat et les possibilités financières », écrit Dumermuth. Si la publicité et le parrainage ne pouvaient pas combler cet écart, le législateur devrait intervenir - si nécessaire avec des subventions provenant du budget fédéral.
L'expert juge particulièrement problématique le délai serré de 18 mois pour la mise en œuvre. Cela conduit « presque inévitablement à contourner le Parlement ». De plus, l'initiative permettrait pour la première fois d'attaquer des lois fédérales devant le Tribunal fédéral - une « rupture du système », selon Dumermuth. L'initiative comporte ainsi des risques juridiques et politiques importants.