La SRG et ses alliés ont déjà lancé la campagne contre l'initiative populaire «200 francs, c'est suffisant!». Une importante donation controversée pour la campagne pro-SRG suscite des discussions. En effet: la SRG elle-même fait un don de 400 000 francs à la SRG.
Pour comprendre cela, il faut jeter un œil sur la structure organisationnelle de la SRG. Outre l'entreprise SRG, il existe aussi un organisme SRG, composé de sociétés régionales – telles que la SRG Germanophone – ainsi que de sociétés membres régionales.
Et cet organisme SRG finance désormais la campagne contre l'initiative et en faveur de l'entreprise SRG.
Le co-initiateur et conseiller national de l'UDC, Thomas Matter, est indigné et parle, dans le Tages-Anzeiger, d'une «impudence sans bornes». La SRG ne devrait financer aucune campagne, ni par l'entreprise ni par l'organisme.
En réalité: le cas illustre exemplairement la situation délicate dans laquelle se trouve la SRG, un diffuseur paraétatique financé par des redevances obligatoires. Elle est tenue à la neutralité et à l'équilibre politique, mais mène malgré tout une campagne en son propre nom. Dire que l'organisme SRG et l'entreprise SRG n'ont rien à voir l'un avec l'autre est une plaisanterie. Les deux font partie de la structure SRG, les deux relèvent du conseil d'administration et de la direction de l'association ainsi que de l'assemblée des délégués.
En bon suisse allemand: c'est finalement bonnet blanc et blanc bonnet. C'est pourquoi la grosse donation de 400 000 francs est non seulement hautement incestueuse, mais aussi extrêmement politique et constitue au moins une infraction à l'esprit et au sens du mandat d'équilibre.
Cela ne va pas, SRG! Ce coup pourrait se retourner contre eux.