L'entrepreneure et conseillère nationale UDC démonte le contrat de soumission à l'UE en ses éléments. Une liaison institutionnelle avec le «navire qui coule», l'Europe, serait politiquement et économiquement une «catastrophe» pour la Suisse, déclare Martullo-Blocher dans une interview radio.
Elle démonte les mythes et promesses fallacieuses des partisans de l'UE au gouvernement et au parlement et souligne que le modèle de succès de la Suisse peut perdurer si elle préserve sa souveraineté et sa neutralité.
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La Suisse ne serait plus maître de parties centrales de sa juridiction. En matière de règlement des différends, un comité technocratique sans légitimité démocratique déciderait - et la dernière parole appartiendrait à la Cour de justice de l'Union européenne, le tribunal de la partie adverse.
Le «contrat de soumission» aurait selon Martullo-Blocher également des répercussions considérables sur la démocratie directe de la Suisse. Les décisions populaires seraient menacées par l'épée de Damoclès des sanctions de l'UE.
L'entrepreneure et politicienne contredit également vigoureusement les chants de sirène du gouvernement et des associations économiques, selon lesquels la Suisse a besoin d'un lien avec l'UE pour préserver sa prospérité par la coopération avec un partenaire prétendument fiable.
Premièrement, la Suisse est déjà aujourd'hui beaucoup plus prospère que l'UE, grâce à son indépendance, son ouverture au monde, sa capacité d'innovation, ses impôts plus bas, sa dette plus faible, etc.
Deuxièmement, l'UE a suffisamment prouvé par le passé qu'elle rompt les règles et accords par pur calcul de puissance, par exemple lors des mesures punitives concernant Horizon/Erasmus ou l'équivalence boursière.
Martullo-Blocher met également en garde contre la bureaucratie débordante de Bruxelles. En tant qu'entrepreneure, elle fait des expériences intéressantes dans les États membres de l'UE: «Mes clients à l'étranger me conjurent tous de veiller à ce que la Suisse demeure à l'extérieur et n'ait pas à adopter ces réglementations de l'UE.»