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Lors d'une attaque brutale contre une église catholique dans la province d'Ituri, au nord-est de la République Démocratique du Congo, au moins 43 personnes ont été tuées, dont 19 femmes et neuf enfants. Cela a été confirmé par la mission de paix des Nations Unies Monusco. Auparavant, on parlait de 35 morts, rapporte le journal Die Welt. Selon des témoins oculaires, la milice terroriste islamiste ADF (Forces démocratiques alliées) a pénétré dans l'église de Komanda samedi soir pendant une messe et a ouvert le feu sur les fidèles en prière. Quelques jeunes ont été enlevés, leur sort est incertain. L'ADF est active dans la région frontalière avec l'Ouganda et a prêté allégeance à l'État islamique en 2019. Malgré la présence de troupes ougandaises et congolaises dans la région, l'attaque n'a pas pu être empêchée. « C'était une attaque terrible contre la population innocente », a déclaré un porte-parole du gouvernement à Kinshasa. La cheffe de la Monusco, Vivian van de Perre, a parlé d'« attaques abominables contre des civils sans défense » qui violent toutes les normes du droit international. L'ADF a été fondée à la fin des années 1990 en Ouganda et opère depuis plus de deux décennies dans l'est du Congo, où elle a déjà tué des milliers de civils. La région est marquée par des tensions ethniques, des conflits liés aux ressources et l'instabilité due aux groupes armés.