La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le chancelier fédéral Friedrich Merz sont fermement déterminés à continuer de soutenir l'Ukraine.
Ils veulent exproprier 210 milliards d'euros de fonds de la banque centrale russe détenus par le prestataire financier belge Euroclear et les transférer à Kiev sous forme de prêt.
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Si cela se produira réellement, cela sera connu les 18 et 19 décembre. À Bruxelles, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE décideront alors.
La Belgique s'est jusqu'à présent opposée aux plans. Des risques juridiques et financiers sont redoutés. Dans ce contexte, des fonctionnaires de l'UE ont maintenant accru la pression avant la réunion. Le gouvernement belge est menacé de sanctions, comme le rapporte Politico en se référant à des diplomates de l'UE.
Le Premier ministre Bart De Wever est dans le viseur. S'il maintient sa position, des ennuis l'attendent. « Le chef du gouvernement belge serait marginalisé et ignoré, tout comme Viktor Orbán de Hongrie », indique l'article.
Von der Leyen et consorts auraient averti l'exécutif belge que leurs préoccupations dans l'UE seraient désormais placées « en bas de la liste ».
Le message à la Belgique ne pourrait être plus clair: expropriez les fonds russes, sinon les « diplomates et chefs de gouvernement belges perdront leur voix à la table des négociations de l'UE ».
Celui qui prend encore au sérieux les principes de l'État de droit et s'oppose aux expropriations reçoit aujourd'hui une bonne raclée dans l'UE. Jusqu'où Bruxelles veut-elle encore s'enfoncer?