Le chancelier fédéral Friedrich Merz voit un lien entre la hausse de la violence en Allemagne et l’immigration. Lors d’une séance de questions au gouvernement au Bundestag, il a déclaré qu’«une part considérable de cette violence» émanait de personnes immigrées.
Merz a expliqué que la violence «explose» actuellement «dans l’espace analogique comme dans l’espace numérique». Il faut donc, selon lui, parler ouvertement des causes. «Et nous devons alors aussi dire qu’une part considérable de cette violence provient des groupes de personnes immigrées en République fédérale d’Allemagne», a déclaré le chancelier.
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Cette déclaration a suscité de vives réactions au Bundestag. Des députés, en particulier dans les rangs des Verts, ont exprimé un net désaccord et reproché à Merz de négliger la question de la violence à l’égard des femmes sur Internet. Le député écologiste Robin Wagener a critiqué un manque d’empathie et de détermination dans la lutte contre les violences sexuelles.
Merz a rejeté ces accusations et renvoyé aux mesures prévues par le gouvernement. Celles-ci incluent notamment l’introduction d’une surveillance électronique du séjour ainsi qu’une loi sur la conservation des adresses IP, actuellement en cours de concertation entre les ministères. L’objectif est d’identifier et de poursuivre plus rapidement les auteurs dans l’espace numérique.
Dans le même temps, le chancelier a reconnu que les mesures prévues ne suffiraient probablement pas. «Très probablement pas», a-t-il répondu à des questions en ce sens.