Lors d'une manifestation contre l'armement dans le centre-ville de Cologne, samedi soir, des affrontements violents ont éclaté entre les manifestants et la police. Comme le rapporte Die Zeit, les forces d'intervention ont été attaquées, suite à quoi le rassemblement, organisé par l'alliance «Désarmer Rheinmetall», a été interrompu vers 20h30. Les agents ont utilisé du gaz irritant et des matraques, douze policiers ont été blessés.
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Selon la police, un groupe de manifestants, d'où seraient partis les attaques, a été encerclé. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue, un suspect a été arrêté pour résistance. L'identification a duré toute la nuit. Un porte-parole des manifestants a fait état de nombreux blessés qui n'auraient pas reçu de soins médicaux immédiats. La police a rejeté ces accusations.
Environ 3 000 personnes ont participé à la manifestation, selon la police, dont certaines étaient masquées. Des feux d'artifice, de l'alcool à brûler et des bouteilles de gaz ont été découverts dans un véhicule d'accompagnement. L'alliance a notamment protesté près du domicile du patron de Rheinmetall, Armin Papperger.
La police a justifié l'intervention par de multiples violations du droit de réunion. L'intervention était nécessaire pour prévenir de nouvelles agressions. Alors que les participants pacifiques quittaient la manifestation, les militants ont critiqué l'intervention comme étant disproportionnée. Le débat sur la proportionnalité se poursuit.