Pas bruyant, pas clair, mais peut-être historique : Le chef de l'entreprise médiatique The Pioneer, Gabor Steingart, décrit comment la rencontre entre Trump et Poutine montre ce qu'est vraiment la diplomatie : une lutte dans l'incertitude, en quête, souvent dans des nuances de gris.
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Alors que l'Europe dormait, les présidents des États-Unis et de la Russie se sont rencontrés dans l'Alaska lointain – et bien qu'aucun accord clair n'ait été conclu, la rencontre pourrait avoir été un tournant. Steingart illustre que l'incertitude même, le silence et la retenue des deux politiciens pointent vers quelque chose de plus grand : le début d'un processus.
« La diplomatie », selon son argument central, « n'est pas un lieu pour des shows de relations publiques ou des peintures en noir et blanc ». Elle vit dans le clair-obscur du possible – « entre hier et demain, entre ‘C'était comme ça’ et ‘Ça pourrait être comme ça’ ». C'est exactement là que se sont situés Poutine et Trump : pas de grandes gestes, pas de gros titres – mais un pas prudent vers la compréhension.
Le plus grand perdant reste le champ de bataille, où l'on continue de mourir. Mais là où l'on parle, on ne tire pas – et c'était peut-être précisément le message le plus important de cette nuit.