Les mauvais exemples se répandent plus vite que les bons. Donald Trump et Benyamin Netanyahou assassinent un chef d’État, et aussitôt Volodymyr Zelensky profère des menaces de mort contre un chef de gouvernement.
Les propos enflammés du président ukrainien à l’encontre du Premier ministre hongrois Viktor Orbán n’étaient rien d’autre que cela. S’il ne levait pas son blocage sur le paquet d’aide de 90 milliards d’euros pour Kiev, il enverrait des soldats ukrainiens chez lui.
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L’UE a mis beaucoup de temps avant de réagir. «Ce type de langage est inacceptable», a toussé un porte-parole. «Il ne peut y avoir aucune menace contre des États membres de l’UE.» Tout le monde devrait «se calmer un peu».
On aurait évidemment préféré que la cheffe de l’UE, Ursula von der Leyen, ou un membre de sa Commission s’exprime. Pas seulement un porte-parole blasé.
Encore plus assourdissant fut le silence des homologues d’Orbán au sein de l’UE. Aucun n’a jugé que l’impudence de Zelensky méritait un commentaire.
Mais là aussi, il y avait déjà un mauvais exemple: Friedrich Merz, qui n’a pas pipé mot lorsque Donald Trump, en sa présence, a démoli les chefs de gouvernement espagnol et britannique.
C’est peut-être le nouveau style de la politique internationale. Il aurait simplement été souhaitable que l’on prévienne les citoyens.