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Pour sauver la démocratie

Tamara Wernli

Pour sauver la démocratie

Aujourd’hui en direct du studio du « Donnschtig-Jass » (ou presque).

D’abord, un petit quelque chose à savoir : si vous avez jamais eu l’audace de parler de « taxe obligatoire » à propos de la redevance pour les médias de service public, vous êtes un « participant à une campagne d’extrême droite ». C’est ce qu’explique le champion allemand de la morale et présentateur de l’ARD Georg Restle, qui vise par là la « redevance obligatoire » (= désignation autorisée) dans son pays. Mais chez nous aussi, on entend ce genre de voix. Et je suis vraiment, vraiment certaine que la diffamation des critiques de cette contribution involontaire les dissuade à tout jamais de la qualifier à nouveau de « contrainte ».d/p>

Illustration: Fernando Vicente
Pour sauver la démocratie
Illustration: Fernando Vicente

Par un assouplissement linguistique, l’obligation doit apparemment sonner plus démocratique. Sauf que, la démocratie, c’est une affaire un peu compliquée. Chez nous, elle ne tient justement plus qu’à un fil. La faute, ironie du sort, à une initiative grâce à laquelle nous, Suisses, pouvons voter démocratiquement sur quelque chose : les dépenses. Voulons-nous injecter environ 1,3 milliard de francs par an dans la radio et la télévision suisses, ou bien la moitié suffit-elle pour sauver la démocratie ? « La diversité des médias en Suisse est gravement menacée », avertissent les opposants à l’initiative de réduction de moitié, qui y voient aussi une menace pour la démocratie. En dessous de ça, ils ne s’expriment pas.

Si plus de 700 journaux, plus de 70 chaînes de télévision et de radio privées et plus de 200 fournisseurs d’informations en ligne, soit environ 1000 offres médiatiques sérieuses (dixit Kurt Zimmermann), ne suffisent pas à protéger l’ordre démocratique, alors là, je ne sais plus quoi dire. Ce que je sais : ces chiffres à eux seuls montrent déjà pourquoi la SSR n’est plus, dans le paysage médiatique actuel, d’une importance telle qu’un appareil hypertrophié à un milliard se justifierait encore. Je ne peux pas juger de la valeur ajoutée journalistique, faute d’en être moi-même utilisatrice, mais l’un ou l’une d’entre vous, chers lecteurs, se souvient-il de la dernière histoire renversante que la SSR a révélée (et qui n’était pas une dépêche d’agence) ?

Je souhaite payer zéro franc pour un produit que je n’utilise plus depuis des années.

« Mais c’est aussi une contribution solidaire ! », diront certains. « Pour les infrastructures, les cyclistes paient bien aussi pour les automobilistes. » Certes, mais pour les infrastructures, il n’y a pas d’alternative. Et si, après l’acceptation de l’initiative, des nazis devaient effectivement chevaucher des dinosaures dans les rues – c’est la crainte de certains –, nous pourrons certainement le lire dans d’autres médias, où il ne faut pas une équipe de dix-sept personnes pour imaginer un bandeau pour le sujet.

« Mais si la SSR rétrécit, il ne restera plus qu’Elon Musk et son X ! » Encore une objection absurde, qui ressemble d’ailleurs beaucoup à la publicité électorale du PS : « Moins de SSR aujourd’hui, plus de Musk demain ? » Des plateformes sur lesquelles, chaque jour et gratuitement, circulent informations, opinions et débats : Facebook, Instagram, Threads, Tiktok, Youtube, Mastodon, Bluesky, etc. La menace semble manifestement très ciblée là où Elon Musk est impliqué. Et pour y faire face, il ne suffirait que de 1,3 milliard de francs suisses ? Tout s’explique.

Personnellement, je ne souhaite pas faire passer la redevance de 335 à 200 francs, comme le prévoit l’initiative. Je souhaite payer zéro franc pour un produit que je n’utilise plus depuis des années. Cela semble radical, ma perspective : je m’offre déjà un abonnement média, tout à fait librement : celui de mon choix. Payer en plus, volontairement, pour des informations similaires, paraît un peu schizophrène, même pour des standards suisses aisés.

 

Mon contre-modèle serait donc un système d’abonnement dans lequel les contenus de la SSR ne seraient financés que par ceux qui souhaitent les utiliser. Je considère cela comme absolument démocratique. Je suis également convaincue que des offres correspondantes, « Infos et sport » ou encore « Divertissement », rencontreraient un énorme succès, cette dernière auprès des fans du « Donnschtig-Jass ». Et si, au final, seuls douze abonnés se trouvent pour le pack « Formats de niche » ou « Comédie », cela montre que le produit ne peut pas s’imposer sur le marché – il n’a alors aucun droit à une protection de l’existant, ce principe valant d’ailleurs pour tous les autres. Les médias privés sont contraints à l’efficacité par le marché ; pourquoi d’autres règles devraient-elles s’appliquer à l’appareil médiatique ?

Il n’est plus d’actualité de forcer les gens à payer pour quelque chose qu’ils ne veulent pas – et pour lequel il existe suffisamment d’alternatives. Pardon, au lieu de « forcer », je vais dire « faire contribuer ». Ça sonne tout de suite beaucoup plus favorable à l’ultra-droite.

 

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